Espèce de fils de Harlot !

Harlots, la série qui t’explique le sens de « fais pas ta pute » et qui ne s’encombre pas des ronds de jambe.

Quel beau bordel cette série !
Quel beau bordel cette série !

Bienvenue dans le Londres du XVIIIème. Le tout avec une BO parfois anachronique, qui pulse davantage une série déjà bien rythmée et ce, au-delà des coups de bassin. Faut dire que c’est juste le Harris’s list of covent garden ladies qui a inspiré les scénaristes. En gros, ce guide Michelin des putes entre 1757 et 1795 ! Si tu préfères historiquement, oui historiquement, Harlots n’est pas une série foutage de gueule, c’est le bottin qui répertoriait les putes et les évaluait en fonction de leurs spécialités.

Maintenant que le ton est donné, va falloir que tu t’accroches. C’est que la guerre entre les bordels promet d’être rude ! Principalement centrée sur Margaret, tenancière d’une maison close de classe moyenne, c’est-à-dire accessible à toutes les bourses, la série va t’aider à saisir jusqu’où peut aller une pute presque rangée pour ses filles. Parce que la série est aussi celle d’un destin qui s’assume de mère en fille et où, une virginité vaut son pesant aux enchères ! Mais ne devient pas pute qui veut en dépit du sang. Quand Quigley, la rivale de Margaret, une pute de chez pute et plus pute que n’importe quelle pute, est à prendre en considération, tous les coups deviennent des stratégies gagnantes.

Se putifier, tout un art…

Lorsque les costumes de la série ne t’émerveilleront plus autant, des rebondissements dignes de Sade te rappelleront ce qu’est le sexe souterrain et tout-terrain. Derrière les coups de salope, tu pourras dans tous les cas, goûter à des sentiments non monnayables et à un humour pas toujours grivois.

Promis, après Harlots tu ne verras plus jamais les tapineuses de la nationale de la même manière. Et puis comme le disait Baudelaire : « l’amour, c’est le goût de la prostitution », alors médite bien cette pensée au passage…